14 déc. 2010

They don't want to fuck you, they want to fuck with you

SF // Jeudi 9 décembre

Je crois que je n'ai jamais été dans un tel état. Mais qu'est-ce que j'ai pris ?! Il faut que je rentre et vite. Visser l'iPod, rester concentré, ne pas s'arrêter, ne pas stresser, tout va bien...jusqu'ici tout va bien. "Everything in its right place" de Radiohead, parfaite BO pour ce retour à pied complètement psyché. Mais putain, qu'est-ce j'ai ? Continuer, ne pas s'arrêter. Escalader la colline sur laquelle mon appart est perché (pas autant que moi...).
Je referme la porte, monte l'escalier péniblement. Tout va à 10000 dans ma tête, je me tape un fou rire quand j'enlève mes vêtements alors que l'iPod joue "Lonely Day" de System Of A Down... Auto strip tease en solo si pathétique sur cette chanson que j'en ris comme un débile. Difficile de fermer les yeux, tout va si vite. Il est seulement 23:30 et je n'ai pris que deux margaritas.
Terrible réveil le lendemain, mon corps en croix pèse une tonne et j'arrive à peine à bouger. Il me faudra attendre jusqu'au début de soirée pour que ma tête et mon corps se désembrument. Les idées plus claires, je réalise qu'on m'a forcément mis un truc dans mon verre, j'ai maintenant trop d'entrainement et d'expérience dans ce domaine pour savoir que deux margaritas ne me feraient jamais ça en temps normal.

Confirmation le lendemain dans un bar où je rencontre Lindsay, une serveuse venant profiter de son jour Off pour siroter un cocktail du bon côté du comptoir. Mettre des pilules dans le verre de quelqu'un n'est vraiment pas si rare voir fréquent ici, c'est arrivé plus d'une fois à des amis à elle. Et comme elle me l'explique, les gens qui font ça ne veulent pas forcément te violer après, enfin derrière. Bref, "they don't want to fuck you. Sometimes, they just want to fuck with you! You got it ?"

... Got it



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